Pourquoi un fil rouge ?

Bienvenue sur Le Fil Rouge, lettre d’actualité initiée par les communistes de l’Université Paris-Saclay.
Bien sûr, les contraintes sanitaires et leurs conséquences sociales sont à l’origine de cette initiative, mais ce media ne s’arrêtera pas avec elles.

A partir de cette lettre vous pouvez réagir aux articles qu’elle contient ou intervenir sur d’autres sujets d’intérêt public.
En vérité, le contenu du site internet qui héberge ces articles appartiendra donc à tous ceux qui le feront.
Ce sera un outil pour le débat et l’action autour des enjeux actuels de l’enseignement supérieur et de la recherche, mais aussi des enjeux de société.
Ce choix subjectif ne limitera pas pour autant les sujets abordables.

Alors, à bientôt de vous lire.

Fil rouge n°37

INVITATION : Réunion-débat JEUDI 15 JANVIER 12h 30 à 14h à Orsay

Les communistes du campus et les collègues présents à l’assemblée ouverte du 1/12/25 ont décidé de mettre en place des réunions régulières où sera débattue l’actualité immédiate afin de mieux la comprendre, afin de ne pas être un spectateur passif.

Le format : échange entre tous les participants, communistes ou non, chacun venant dans un esprit de partage avec ses questions, ses réflexions, ses propositions d’action.

Le lieu : 23 avenue de Lattre de Tassigny, maison du PCF, à Orsay

L’horaire : 12h30 à 14h

L’atmosphère : conviviale avec restauration sur place

Pour la première réunion qui aura lieu le JEUDI 15 JANVIER (de 12h30 à 14h), nous partagerons des galettes républicaines.

Le sujet de cette première réunion sera :

Monde en guerres, droit international bafoué. La spirale est très préoccupante. Quelle est la stratégie des États-Unis d’Amérique ? Quelles en sont les causes ? comment sortir de la sidération ? Que peut-on comprendre de l’attitude de la France et de l’Europe ? Quels moyens d’action ?

Vous êtes invités à cette réunion pour laquelle nous souhaitons vivement votre présence.

Fête de l'Huma 2025 : Débat Climat avec Valérie Masson-Delmotte 2/3

Partie 2 : L’action politique et questions du public

Valérie Masson-Delmotte était l’invitée de notre section à la fête de l’Huma 2025. Nous vous proposons une retranscription du débat en trois volets.

Je voudrais qu’on glisse un petit peu vers la question de l’action politique, au niveau international, par exemple. Vous avez été coprésidente du groupe 1 du GIEC, qui est le groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat. Ce groupe est régulièrement convoqué lorsqu’on parle du climat de la Terre. De ce que vous nous avez présenté, on entend quelques signaux favorables. Finalement, sentez-vous avoir eu un poids un niveau du GIEC pour favoriser cette évolution positive ? Êtes-vous suffisamment entendus, selon vous, des politiques ?

Valérie Masson-Delmotte

Ce n’est pas une question simple. La première alerte des scientifiques remonte aux années 70. Les premiers rapports de l’Académie des sciences américaine sur l’influence humaine sur le climat à venir, avant que les gens n’en fassent l’expérience, remontent à la fin des années 70. La communauté scientifique internationale, notamment dans le cadre de l’Organisation météorologique mondiale, s’est structurée pour essayer de construire un dialogue avec les représentants des différents pays. Cela s’est concrétisé en 1990 par la mise en place du GIEC dont le but est de passer en revue l’état des connaissances et fournir de manière neutre, non prescriptive, un état des lieux sur le climat, son fonctionnement, l’influence humaine, les impacts observés, les risques à venir et les solutions, les leviers d’action pour gérer les risques, renforcer la résilience, s’adapter à un climat qui change et répondre aux besoins de développement tout en décarbonant. C’est vraiment le but des différents groupes de travail, des différents rapports du GIEC.

Ce qui est impressionnant dans la durée, si on regarde sur 1990-2025, c’est de voir que finalement, ce qui était attendu se réalise. La trajectoire de réchauffement correspond aux premières simulations, aux caractéristiques qui avaient été bien anticipées par la physique du climat depuis les années 90. C’est assez frappant sur la force de la capacité de compréhension, sur les impacts observés, les impacts pour les écosystèmes, les impacts pour la production alimentaire, pour la sécurité en eau, la sécurité des lieux de vie. Souvent, les impacts s’aggravent plus vite que ce qui avait été anticipé. C’est aussi ce qu’on apprend en observant ces systèmes, en observant leur seuil de tolérance quand ils sont touchés, notamment par des événements extrêmes. On a révisé à la hausse les risques climatiques pour un niveau de réchauffement donné. On comprend mieux maintenant qu’il y a 10 ans à quel point on aurait intérêt à limiter le réchauffement au niveau le plus bas possible.

Fil rouge n°36

Fête de l'Huma 2025 : Débat Climat avec Valérie Masson-Delmotte 1/3

Valérie Masson-Delmotte était l’invitée de notre section à la fête de l’Huma 2025. Nous vous proposons une retranscription du débat en trois volets.

Merci à Valérie Masson-Delmotte d’être parmi nous aujourd’hui. Nous allons parler du climat, du rôle des scientifiques et des politiques. Valérie Masson-Delmotte est climatologue, paléo-climatologue, directrice de recherche au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Elle est responsable du Centre climat-société de l’Institut Pierre-Simon Laplace et membre du Haut Conseil pour le climat et de plusieurs comités éthiques. Elle a été coprésidente du groupe de travail 1 du GIEC et elle a contribué à un récent rapport sur les indicateurs du changement climatique de 2024 qui pointe que les activités humaines augmentent le déséquilibre énergétique de la Terre et entraînent une élévation du niveau de la mer et un réchauffement plus rapide de la Terre dans la dernière décennie.

Partie 1 : approche scientifique du climat

Nous allons entrer dans le détail pour évoquer d’abord l’état du climat, puis nous parlerons de l’action des politiques publiques, internationales et françaises, sur le climat. Nous ferons un détour sur la situation américaine et terminerons sur un sujet d’importance : les carrières des femmes scientifiques.

Valérie Masson-Delmotte, pourriez-vous nous retracer les grandes évolutions du climat de la Terre telles qu’elles sont connues actuellement ?

Valérie Masson-Delmotte

Je ne vais pas vous faire toute l’histoire de la Terre depuis son origine, mais si on regarde à l’échelle des dernières dizaines de millions d’années, l’histoire du climat de la Terre est marquée par une succession de périodes très chaudes, plus chaudes qu’aujourd’hui à l’échelle géologique, avec un niveau naturel plus élevé de dioxyde de carbone (CO2) et de gaz à effet de serre, par exemple à la période des dinosaures, il y a environ 60 millions d’années. À partir de ce moment-là, on a eu un refroidissement graduel, notamment parce que des facteurs géologiques ont retiré graduellement ce CO2 de l’atmosphère. Donc le climat s’est refroidi, et à partir d’un certain moment, il a été un peu plus frais. La configuration des continents et des océans a permis le début de l’englacement de l’Antarctique, ce qui a amplifié cette tendance au refroidissement parce que les glaces réfléchissent (donc la Terre absorbe moins et se refroidit – ndlr) ; une fois qu’elles s’installent il y a un effet miroir. Ça a commencé il y a environ 35 millions d’années.

Aide aux entreprises : 41% des recettes totales du budget de l’État 211 Milliards

Alors que les services publics, dont les universités et les hôpitaux, sont au bord de l’asphyxie budgétaire et que le budget 2026 annonce de nouvelles mesures austéritaires, retour sur la question des aides publiques aux entreprises

Quand on veut construire un budget de l’État, il convient bien sûr, avant tout, de définir des priorités sociales, économiques et politiques pour le pays. Il faut réfléchir aux moyens financiers à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs souhaités. Cela suppose d’anticiper des dépenses, des recettes, d’exiger des emprunts (auprès de la BCE et non pas des marchés financiers). Le sujet est vaste. Nous voulons ici aborder un point particulier mais important : celui des dépenses liées aux aides publiques aux entreprises sans contrôle.

La Commission d’enquête du Sénat sur les aides publiques aux grandes entreprises a publié un rapport que vous pouvez consulter : https://www.senat.fr/rap/r24-808-1/r24-808-1-syn.pdf

Le sénateur communiste Fabien Gay, très actif sur le sujet, était le rapporteur mais le rapport a été adopté par la majorité du Sénat dont la composition n’est pas à gauche et encore moins communiste. Il devient difficile de défendre l’indéfendable…

L’ampleur des aides accordées sans contrôle est considérable : 221 milliards d’euros, c’est 41% des recettes totales du budget de l’État.

Le chiffrage a dû être réalisé par la commission elle-même en l’absence de données statistiques globales de l’Insee ou d’un chiffrage gouvernemental !

Fil rouge n°35

Fête de l'Huma 2025 : 12,13 et 14 septembre 2025

Animations scientifiques et politiques à l’Espace Sciences (couplé à l’Espace numérique)

Samedi 13/09   14h

Climat : quel rôle des scientifiques et des politiques ?  Le regard de Valérie MASSON DELMOTTE

Animateur : un camarade de la section PCF de l’Université

Samedi 13/07   15h30

Plantes d’hier, d’aujourd’hui et de demain avec François PARCY

Animateur François Périnet

Dimanche 14/07 14h

Sciences, maths et progrès à l’heure du Trumpisme avec Cédric VILLANI

Animatrice : Anna Musso

Tables d’animation scientifique tenues par 4 équipes de collègues d’Orsay dans les domaines de la physique, de la biologie végétale, de la physique du sport.

Pétition intersyndicale "Budget : les sacrifices pour le monde du travail, ça suffit !"PCF

MONSIEUR BAYROU, ÉCOUTEZ LA VOIX DES SALARIÉ·ES !

Le PCF salue la riposte intersyndicale au projet de budget 2026 par le lancement de la pétition « Budget : les sacrifices pour le monde du travail, ça suffit » qu’il invite à signer largement.

Comprendre les objectifs de la loi Baptiste pour l'Université

Cette loi annoncée par le gouvernement au début de l’été consacre l’affaiblissement des universités publics et le recours au privé pour répondre au besoin de formation des jeunes. Dans un contexte budgétaire hyper-austéritaire elle prépare les esprits à une hausse majeure des frais d’inscription pour les familles.

Construite pour compléter le paysage des Contrats d’Objectifs, de Moyens et de Performance (COMP) des établissements1, la loi Baptiste2 proposée par le Ministre permet le rapprochement des établissements publics avec les établissements privés au sein de mêmes grands ensembles, alors même qu’elle prétend combattre les établissements privés prédateurs. Tous seraient ainsi soumis aux mêmes modalités d’évaluation.

Il s’agit pour cette proposition de loi en réalité de soutenir la dérégulation totale des établissements : sous couvert de régulation des établissements (essentiellement ceux, publics, qui seraient gouvernés dorénavant par le rectorat) et d’un peu de sémantique pour le privé (agrément pour le privé lucratif, partenariat pour le non lucratif), toutes les composantes seraient qualifiées par la même institution (HCERES s’il survit, ou bien superstructure à inventer absorbant toutes les structures actuelles accréditant IUT, écoles d’ingénieur ou de gestion, ou formations privées). La loi proposée soumet tous les établissements aux mêmes règles, non démocratiques avec une concentration des pouvoirs abusive, hors des établissements, à l’inverse de ce qui serait attendu, notamment un contrôle des aides publiques fournies et des diplômes des établissements privés (Bachelors, Mastères souvent non reconnus en lieu et place des diplômes de Licence et Master).

Fil rouge n°34

Debout pour les libertés académiques, et maintenant ?

Par un camarade de la section PCF Univ. Paris-Saclay,

Après les attaques obscurantistes sans précédent de la communauté scientifique aux États-Unis – Valérie Masson-Delmotte (coprésidente du groupe n°1 du GIEC de 2015 à 2023) parlant elle-même sur France Inter de « moment orwellien » – il est nécessaire de réaffirmer la nécessité développer les connaissances par la recherche et la formation et de garantir leur accès à toutes et à tous avec des moyens associés. C’est la recherche et la connaissance scientifiques qui sont visées. Jamais il n’a jamais été autant important de défendre la liberté académique. Cette liberté académique (de recherche, pédagogique, de publication et d’expression dans le cadre académique) est essentielle au fonctionnement démocratique d’une société et devrait être défendue par tout établissement d’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) et ses personnels.

Or, malgré les annonces du Ministre chargé de l’ESR pour accueillir les scientifiques travaillant aux États-Unis via le programme PAUSE, celui-ci a été amputé de 60 % de ses moyens et les budgets de l’ESR sont repartis à la baisse de 1,5 milliard d’euros en 2025 après une saignée de 1,1 milliard d’euros annulés auparavant. L’objectif de dépenser 3 % du PIB pour l’ESR publics ne sera toujours pas atteint tandis que le sommet de l’État pourrait décider de consacrer jusqu’à 5 % du PIB pour la défense nous projetant dans une course aux armements qui privera le pays de moyens pour les services publics, pourtant essentiels en période de crise.

Faire la guerre et mourir ou bien se former et travailler, la réaction politique de notre communauté scientifique doit être à la hauteur du moment orwellien qui se joue aussi en France

Déclaration finale de la Conférence "Liberté pour la Palestine"

Conférence du 4 juin 2025 organisée au siège du PCF

À un moment décisif de l’histoire du combat du peuple palestinien pour son autodétermination, la Conférence « Liberté́ pour la Palestine » s’est tenue à Paris, sous l’égide de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), représentante unique et légitime du peuple palestinien, et du Parti communiste français (PCF), avec la participation active de la gauche française, des forces progressistes internationales, des sociétés civiles du Monde, d’organisations syndicales, d’universitaires, de juristes, de parlementaires et de partis politiques européens, arabes et internationaux.

Cette conférence s’est réunie avec pour objectif la constitution d’une « Coalition internationale pour la défense des droits du peuple palestinien et la protection du droit au retour », d’une alliance palestinienne, arabe et internationale, enracinée dans l’histoire du combat des peuples pour le progrès.

Notre exigence est l’application du droit international, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, d’une paix juste et durable pour tous les peuples et l’application des principes de la Charte des Nations Unies. Nous dénonçons toute entreprise de colonisation et d’asservissement des peuples.

Fil rouge n°33

GUERRE OU PAIX : QUEL RÔLE POUR L'EUROPE ?

Rencontre-débat avec Francis Wurtz ancien député européen PCF

Mardi 8 avril 2025 12h30

AMPHI 2 – IUT d’ORSAY

13 avenue des Sciences 91190 Gif sur Yvette

LE PCF APPELLE LA FRANCE À :

Agir indissociablement pour le progrès social et écologique, par une nouvelle industrialisation et le développement des services publics, et pour la paix et la sécurité collective.

Proposer une conférence de sécurité collective pour le continent incluant l’Ukraine et la Russie. Dans ce cadre, sortir de l’OTAN et appeler à des négociations pour un désarmement global.

Reconnaître immédiatement l’État de Palestine aux côtés de l’État d’Israël.

 

Construire une défense nationale indépendante avec un renforcement des liens entre l’armée, la nation, le peuple, pour se protéger et non se projeter vers de nouvelles guerres extérieures. Cela passe par la construction d’un pôle public de défense.

Fil rouge n°32

Coupes budgétaires : le sacrifice de la recherche et l’enseignement supérieur public

Communiqué du PCF du 11 mars 2025

Le 11 mars, jour du CNESER budgétaire, le monde académique se mobilise à l’appel de l’intersyndicale. Les communistes réaffirment avec force la nécessité d’une loi de finances rectificative afin de renforcer l’enseignement supérieur, la recherche publique et, plus largement, l’ensemble des services publics.

Le budget 2025 de l’enseignement supérieur et de la recherche français est catastrophique. La loi de finance adoptée par 49.3 le 6 février dernier a accompli le tour de force d’être pire que le projet du gouvernement Barnier.

La mission interministérielle de l’enseignement supérieur et de la recherche perd plus de 900 millions par rapport à 2024.

Face à l'obscurantisme de l'extrême droite, le PCF se tient aux côtés des scientifiques

Communiqué du PCF du 7 mars 2025.

À peine arrivé au pouvoir, Donald Trump multiplie les attaques pour censurer la science. L’ampleur des projets qui ne seront plus financés par le gouvernement américain témoignent d’une offensive historique et gravissime.

Le  « département de l’efficacité gouvernementale » (DOGE) dirigé par Elon Musk organise une purge systématique des services publics fédéraux, et particulièrement des organismes de recherche et l’agence météorologique américaine (NOAA) dont la page web ne mentionne plus le CO2. Récemment, Trump et Musk ont contraint la NASA à rompre son soutien technique au 7ème rapport d’évaluation du GIEC, ce qui compromet gravement la préparation dudit rapport. Kate Calvin, la scientifique en chef de la NASA, coprésidente du groupe III du GIEC (en charge de l’atténuation du changement climatique), n’a pas été autorisée à se rendre à la dernière séance plénière du GIEC en Chine.

Ce véritable blitzkrieg contre la science vise au-delà à casser le thermomètre pour continuer d’ignorer les alertes scientifiques sur la dégradation du climat, de l’environnement et des inégalités. Les mots très forts de Valérie Masson-Delmotte sur France Inter sont bien choisis, les Etats-Unis sont « dans un moment orwellien ».

Non à la marche à la guerre, oui à la sécurité collective

Fabien Roussel le 5 mars 2025.

Les propos du président de la République Emmanuel Macron illustrent le vent de panique qui s’est emparé des classes dirigeantes européennes. Celles-ci sont aujourd’hui dans une impasse faute d’avoir pris la moindre initiative diplomatique depuis trois ans.

Il n’est pas trop tard pour garantir la sécurité des peuples d’Europe et la paix sur notre continent !

Mais pour cela, notre pays ne peut pas s’engager dans un fédéralisme européen botté et nucléarisé comme le propose Emmanuel Macron, ni en déclarant « ouvrir le débat stratégique » sur l’extension à l’échelle européenne de la couverture de la force nucléaire française.

Ce n’est pas assurer la paix, c’est prendre le risque d’une confrontation nucléaire en Europe.

Trois ans après l’agression russe, criminelle et injustifiable, contre l’indépendance de l’Ukraine, après un million de victimes, il est évident qu’il n’y aura pas de solution militaire, mais uniquement une solution négociée politique et diplomatique.

Fil rouge n°31

Fête Huma 2024 : les 15, 16 et 17 SEPTEMBRE

La Base 217 (91) – Le Plessis-Pâté/ Bretigny-sur-Orge

Bon de soutien donnant droit à l’entrée sur la fête les 3 jours : 40€ (au lieu de 55€), disponible auprès des militants ou en écrivant à pcf.orsayfac@gmail.com ou en téléphonant au 07 87 38 87 64

Demandez le programme.

ESPACE SCIENCES de La Fête de l’Humanité 2024

Pour faire des sciences,

pour faire de la politique,

découvrez notre espace sciences qui vous propose :

Des expériences de physique et un atelier « Domestication, sélection et biotechnologies végétales » avec la contribution de chercheurs et chercheuses de notre université

  • Une heure pour vous faire aimer les maths avec CEDRIC VILLANI, médaille Fields
  • Fake news, science, expertise, démocratie avec S. HUET, journaliste et G. RAMSTEIN, chercheur
  • Quand l’art et la science se rencontrent pour susciter des imaginaires avec F.BAUDIN, astrophysicien et N.GUIMBRETIERE, plasticienne

De nombreuses autres tables rondes et une expo « Femmes et Sciences »

Fil rouge n°30

NOUVEAU FRONT POPULAIRE : POUR UNE ALTERNATIVE FACE À L'EXTRÊME DROITE

Texte collectif de 150 chercheurs, universitaires, artistes, journalistes et médecins

Dans un texte collectif, 150 chercheurs, universitaires, artistes, journalistes et médecins appellent à créer un comité de vigilance face à l’extrême droite. « Si nous prenons collectivement la parole, c’est pour nous donner des armes collectivement face aux menaces, aux mensonges et aux contrevérités du RN comme des anciens dirigeants de ce pays », expliquent-ils.

Si nous prenons collectivement la parole, c’est pour nous donner des armes collectivement face aux menaces, aux mensonges et aux contrevérités du RN comme des anciens dirigeants de ce pays (macroniens et « Républicains » en tête).

Si nous défendons la liberté de la recherche, c’est qu’elle est la condition des plus grandes avancées scientifiques et intellectuelles ! La crise du Covid a montré que, si l’on avait fait confiance aux chercheuses et chercheurs de ce pays, les recherches sur le vaccin auraient été bien plus rapidement fructueuses. L’indépendance de la recherche et les libertés académiques ne sont pas des rengaines de privilégié.e.s inutiles ou d’élites universitaires hors-sol : c’est bien nous qui enseignons à toutes et à tous, sans discrimination, c’est bien nous qui ne monnayons jamais notre savoir et nos découvertes, et les offrons au plus grand nombre pour qu’ils soient un bien commun.

Si nous défendons la liberté d’enseigner, c’est parce qu’elle est réellement émancipatrice et citoyenne. Croit-on sérieusement que des uniformes, le Service national universel (SNU) et la sélection à tous les étages (des groupes de niveau à Parcoursup, puis à « Mon Master ») rendront nos enfants meilleurs ? C’est en augmentant le nombre d’enseignants à tous les niveaux de l’enseignement public, c’est en mettant les budgets de l’État à la hauteur des besoins de l’école publique, c’est en améliorant les conditions d’études de tous nos enfants (bâtiments, nombre d’élèves par classe, recrutement…), c’est en rendant réellement gratuite l’éducation que nous verrons la France être l’un des pays où l’on peut s’élever socialement par l’école, où l’on devient un.e citoyen.e clairvoyant.e, curieux.se et informé.e grâce à l’école publique.

Si nous défendons la liberté des artistes et de la presse, c’est qu’il n’y a pas de créativité ou de vérité dictée par un ministère et un gouvernement. Sous aucune dictature, l’art n’a pu se déployer, sauf sous les bannières de la résistance. Sous aucun pouvoir autoritaire ou d’intérêts privés, la presse n’a pu librement enquêter, informer, documenter. Prenant la mesure du danger, les partis de gauche ont trouvé un compromis responsable. Voilà un espoir palpable et enthousiasmant pour obtenir, d’ici un mois seulement, des victoires considérables : transformer le grand mouvement social pour défendre le droit à la retraite en victoire, vivre dignement des salaires et des pensions, droits des femmes, priorité redonnée à l’école publique, liberté de la recherche, pluralisme et indépendance de la presse, transition écologique, lutte contre le réchauffement climatique…

Fil rouge n°29

QUEL SENS DU TRAVAIL À L’UNIVERSITÉ ?

POUR QUEL PROJET DE SOCIÉTÉ ?

RÉUNION-DÉBAT, LUNDI 3 JUIN 2024 – 12h à 14h

Bâtiment 510, Petit Amphi
 AVEC LA PARTICIPATION DE MME HÉLÈNE LANGEVIN
 

Personnels et doctorants 
Venez participer pour faire entendre votre point de vue, témoigner et dialoguer. Venez formuler des suggestions pour l’avenir du travail à l’université.

Le constat : témoignages entendus…

Paroles de BIATSS et ITA
« Une part croissante des personnels sont empêchés de bien faire leur travail du fait des nouvelles contraintes. »

Paroles d’enseignants
« Ceux qui créent et valident la bureaucratie sont parfois des ex-collègues ayant pris des fonctions mais aussi des purs produits d’écoles « d’efficacité managériale » sans prise avec le réel. » « Il faudrait refuser les indicateurs de reporting réducteurs et inappropriés au contexte universitaire… »

Paroles de chercheurs
« En quelques dizaines d’années, le monde de la recherche a été enfermé dans un carcan qui étouffe toute initiative sortant des orientations imposées par des choix politico-économiques. »

Paroles de doctorants et de post-docs
« Les jeunes docteurs doivent trop souvent enchaîner les postes précaires – j’en ai moi-même enchaîné 2. Ceci oblige à déménager souvent et multiplier les sujets de recherche. De jeunes chercheurs talentueux abandonnent. »

Le débat

  • Quelles sont les causes de la situation actuelle à l’université ?
  • Quelles causes profondes sont à l’origine de la perte de sens du travail pour un certain nombre de collègues et des problématiques concrètes rencontrées par chacun dans son travail ? Pourquoi certains ont la sensation d’être obligés de mal travailler ?  Au nom de quoi nous y contraint-on ?
  • Comment comprendre les objectifs de cette politique qui mène au malaise et au sentiment d’inefficacité largement partagés dans le monde de l’ESR ?
  • Quelles propositions pour l’avenir de l’université ? Au service de quelle société ?

Fil rouge 29

Élections européennes
Ne pas céder aux sirènes de l’extrême droite !

           

Le Rassemblement National se présente proche des classes populaires dont les impôts seraient absorbés par les fraudeurs et profiteurs que seraient les chômeurs et immigrés. Refusons ces idées nauséabondes à travers quelques exemples dans la perspective des élections européennes.

Les politiques d’austérité en France et en Europe depuis la crise de 2008 ont frappé de plein fouet les classes moyennes et populaires : gels de salaires, précarité ou chômage, le secteur financier pendant ce temps massivement renfloué par l’argent public a retrouvé la santé et les moyens de servir ses actionnaires. S’ajoutent à cela la désertification des campagnes et le renoncement aux services publics qui contribuent au sentiment d’abandon d’une partie de la population. Ceci a alimenté une musique identitaire et nationaliste favorable au RN incitant au rejet de l’immigré ou du privé d’emploi, présents soi-disant pour profiter d’allocations. En réalité ? La propagande contre les immigrés sert à masquer la domination de classe. Elle cache le responsable de l’évolution catastrophique, barbare, inhumaine de la société : le grand patronat.

Budgets et fraudes sociales : quelques chiffres

Remettons les choses en perspective : oui, la fraude sociale existe, mais elle est des centaines de fois plus faible que la fraude pratiquée par les grandes sociétés ou les grandes fortunes.